mardi 9 février 2010

Mon costume XVème, ou l'art du recyclage


Le premier costume médiéval que j'ai réalisé, c'est cette cotte, en même temps que ma chemise en lin. J'avais acheté le tissu sur un marché, il a plutôt mal vieilli d'ailleurs, mais finalement ça lui donne un côté authentique, et la couleur fait tout à fait "garance passée". Cette cotte donc, je l'ai taillée selon le patron du Medieval Tailor's assistant, j'ai fait les coutures cachées à la machine et toutes les autres à la main, y compris les ourlets intérieurs et les œillets.
C'est un peu ma robe de base, pas fragile, pas précieuse, que je porte en taverne sans craindre les renversages d'hypocras ou autres incidents. Souvent je la porte par-dessus ma cotte bleu clair, qui a des manches longues. Mais après avoir fini mon aumônière en soie, j'ai eu envie de redonner un peu de peps à ma vieille cotte. LA solution: les manches amovibles.

Comme c'était la première fois que j'en réalisais, j'ai choisi une chute de velours de qualité médiocre (c'est loin d'être de la soie) qui me restait des costumes XVIIe que j'ai conçus l'année dernière. Le motif et la couleur sont assez discrets pour faire illusion, et ne font pas trop clinquant, ce qui aurait paru étrange vu le patchwork que j'ai fait pour avoir deux manches entières à partir de petits bouts de tissu...


Les manches sont entièrement doublées en lin, ce qui les rend plus confortables et plus solides, les surplus de coutures sont en effet cachés entre les deux épaisseurs de tissu. J'ai également fait un surpiquage des emmanchures et des poignets avec un fil beige. Pour plus d'aisance j'ai laissé le bas de la manche fendu sur quelque centimètres.


Pour fixer les manches à la robe, il faudrait que je les épingle sur les épaules. Mais pour le moment j'ai soit des épingles à voile trop fragiles et trop épaisses, soit des épingles modernes en acier qui sont bien trop brillantes et surtout bien trop pointues et dangereuses. En attendant d'en trouver d'autres (à Warwick peut-être) je pense que je vais les coudre grossièrement à ma cotte.

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